Nikta et Lee-Lou en danseuses orientale

# Posté le lundi 22 juin 2009 12:01

Modifié le mardi 23 juin 2009 00:57

Nikta et Lee-Lou en danseuses orientale

[ Ajouter un commentaire ] [ Aucun commentaire ]

# Posté le lundi 22 juin 2009 11:59

Modifié le mardi 23 juin 2009 00:56

fan de ........ MUSE

fan de ........ MUSE
C'est vrais j'avais oublié de vous dire que je suis Fan Accro au groupe MUSE....... et au miracle j'ai attrapé ma place pour la prochaine tournée..... RESISTANCE TOUR..... le 2 décembre 2009 Dijon me voilà ! Plus de place au POPB (palais omnisport Paris Berçy) donc Zenith de Dijon et c'est pas plus mal 10000 personnes de moins donc plus intime ! Je crois que j'aurais pu aller sur la lune ou à Tisiousou la campagne..... et Dijon je connais pas donc tout bénéf !!!!! Ce groupe est tout simplement PHENOMENAL EXTRAORDINAIRE FABULEUX......
voilà je suis HEUREUSE
[ Ajouter un commentaire ] [ Aucun commentaire ]

# Posté le mercredi 10 juin 2009 10:08

coordonnées site NPA

Pour ceux que ça interresse coordonnées du site NPA

http://www.npa2009.org/

[ Ajouter un commentaire ] [ Aucun commentaire ]

# Posté le mercredi 10 juin 2009 09:19

les elections européénes..... en france

Sarco jubile !!!! Les français n'ont rien compris !!!! l'UMP en téte c'est à pleurer !!!!!!
Attention les réformes !!! on va tous manger, surtout nous les classes moyennes..... mais bon heureusement nous on continue à lutter !!!! Aller le NPA.......

pour info :

Comité npa Caen agglomération

Spécial résultats des élections

10 juin 2009

- le « cens » d'un vote en France
- résultats détaillés du NPA
- résultats en Europe
- résultats à Caen et dans le Calvados

__________

Assemblée plénière du comité NPA CaenAgglo, Lundi 15 juin, 20h30, salle polyvalente du quartier de Haute-Folie (10.10 Haute-Folie, Hérouville Saint-Clair).
Rendez-vous à 20h15 devant le Café des Images à Hérouville pour celles et ceux qui ne connaissent pas la salle.
Ordre du jour : bilan des élections (ci-joint, textes pour préparer le débat)..

Très important : samedi 13 juin, ont lieu deux manifestations où le NPA sera présent (tracts, drapeaux.) :
- la Marche des Fiertés LGBTI, pour des droits égaux pour tous/toutes et contre les discriminations : 13h30 place Courtonne à Caen.
- une manifestation intersyndicale régionale, dans le cadre des journées d'action qui se succèdent depuis janvier : 14h30 place Foch (près de la Prairie de Caen).
Nous appelons tous les membres du NPA à se rendre à ces deux manifestations, en commençant par le rendez-vous de 13h30 place Courtonne.
__________

Le « cens » d'un vote en France

Victoire de l'UMP. Percée écologiste. Berezina pour les socialistes. Echec de Bayrou. Les commentateurs insistent sur ces quatre éléments.

Évidemment, tout le monde s'accorde aussi à souligner la force de l'abstention. Mais peu d'observateurs en tirent la conclusion qui s'impose : le nouveau paysage politique sorti des urnes représente une vision très déformée de l'audience réelle des formations politiques dans ce pays. Organisées au suffrage universel direct, les européennes se sont apparentées à un suffrage censitaire de fait. L'abstention et la participation ont pour l'essentiel épousé les contours des classes sociales fondamentales. Celles et ceux qui sont allés voter sont pour beaucoup d'entre eux plus âgés et plus aisés, plus protégés face à la crise que les abstentionnistes qui se recrutent massivement parmi les jeunes, les travailleurs, les chômeurs. Deux chiffres suffisent à illustrer cela : plus de 70 % des 18 - 34 ans, 70 % des ouvriers ont boudé les urnes. En le faisant, ils ont aussi manifesté politiquement leur mécontentement face aux conséquences de la crise dont ils sont les victimes, face à des partis institutionnels qui se sont moqués de la victoire du « non » à l'Europe libérale en 2005 (...).

Ne pas tenir compte de cela pour analyser le sens du vote, c'est fausser le raisonnement. Le pouvoir le sait pertinemment, mais il ne gêne pas pour s'accorder un satisfecit. Pendant la campagne, les porte flingue de Sarkozy ont usé de la bonne vieille ficelle de l'insécurité et cherché à tuer toute confrontation politique pour protéger le patron. Depuis dimanche, il répètent en boucle que l'on a jamais vu un gouvernement gagner une élection intermédiaire 2 ans après avoir été élu (...). A y regarder de plus près, s'il est discutable d'estimer que 29 % des exprimés ce n'est jamais que 10 % des inscrits, en revanche il ne fait aucun doute que 71 % des votants se sont prononcés en faveur de listes hostiles au gouvernement, chacune à leur façon.

Autre élément inquiétant du scrutin, surtout dans le contexte de la crise, est le bon résultat obtenu partout en Europe par des listes d'extrême droite de toutes sortes.
Le PS apparaît comme le principal perdant du 7 juin, vivant une sorte de remake du 21 avril 2002. Plumé - provisoirement ? - par Cohn-Bendit, éreinté par l'abstention, son score est mauvais. La social démocratie européenne, dans toutes ses versions, des plus libérales ou plus traditionnelles, au pouvoir ou dans l'opposition, a reculé de façon importante. Sur le plan économique, les politiques qu'elle prône et celles de la droite sont très proches.

Le PS français est englué dans ses batailles internes et doit maintenant affronter un épineux choix d'alliance. La solution Bayrou a provisoirement fait flop mais peut se réinviter tant le programme du Modem est « socialo compatible ». Les Verts vont se faire gourmands en vue des régionales, qu'ils fassent le choix de discuter avec le PS dès le premier tour ou au second. Quant au PC et au PG, leurs dirigeants viennent d'indiquer au PS que pour discuter avec eux, il faut tourner le dos à Bayrou...

Le vote écolo a constitué la principale surprise faisant oublier le score calamiteux de Voynet à la présidentielle. Il marque autant la volonté de souligner la gravité des enjeux environnementaux que la volonté de faire bouger les lignes au plan politique, Cohn-Bendit et Bové apparaissant - en grande partie à tord - comme hors du système.
A la gauche du PS, la campagne dynamique du Front de gauche a permis à ses composantes d'enrayer le déclin que connaissait le PCF seul. En 2004, les listes de ce parti obtenaient 5,9 % et celles du Front de gauche en 2009, 0,15 % de plus (6,05 %).

Pour le tout jeune NPA, cette échéance était très difficile. Sans électorat stabilisé, sans relais institutionnel, confronté à l'abstention des jeunes et des classes populaires, il était guetté par la réédition du scénario qu'a connu l'alliance LCR-LO en 2004 (2,6 % au final). Il ne s'est pas produit. Il a fallu prendre en charge la campagne avec peu d'expérience, peu de temps, peu de moyen. Ces dernières semaines le NPA a servi de cibles à de nombreux et divers joueurs de fléchettes.

5 %, 890 000 voix, c'est un score encourageant. C'est plus que le pourcentage obtenu par Olivier Besancenot dans des circonstances plus favorables. C'est inédit pour une formation de la gauche anticapitaliste seule à ce type de scrutin. Bien sur, nous aurions aimé obtenir plus, et nous avons cette petite pointe de regret de n'avoir pu franchir - de si peu - la barre pour obtenir des élus. 70 % des électrices et électeurs d'Olivier Besancenot de 2007, soit plus d'un million de personnes ont cette fois choisi la voix de l'abstention pour protester contre le gouvernement et la crise, sans pour autant renier leur vote des présidentielles.

Le NPA dispose sans nul doute d'une réserve de sympathie importante. A l'issue d'une année fondatrice où les militant-e-s de notre mouvement se sont dépensés sans compter, le pari est réussi. Le NPA s'est installé comme une force politique durable, qui compte sur le champ politique et personne ne le nie. De quoi aborder la nouvelle période avec conviction et sérénité, sur la base d'une ligne de conduite claire dont il faut préciser le mode d'emploi dans le cadre du débat démocratique interne : continuer à prendre toute notre part dans la construction des luttes et des mobilisations sociales (...) ; proposer le rassemblement de toutes celles et et tous ceux, individus, mouvements et partis politiques, qui veulent changer les rapports de force, construire ensemble une gauche radicale, indépendante de la direction du Parti socialiste. Consolider le NPA, le perfectionner, et en même temps approfondir les liens avec les autres force de la gauche anticapitaliste par delà les frontières.

(npa2009.org)

___________

Les résultats détaillés du NPA....

4,98% des suffrages et 840 713 voix, tels sont les résultats du NPA aux dernières élections européennes dans les sept circonscriptions de la France métropolitaine. Un résultat solide, qui permet d'envisager l'avenir avec confiance. Le processus d'enracinement d'une force anticapitaliste se poursuit. Pour être tout à fait satisfaits, il nous faudrait un ou une élu. Cela s'est joué à peu de chose dans la circonscription Nord-Ouest.

La très forte abstention (59,5 %) est encore amplifiée en ce qui concerne notre électorat, jeune et populaire. Selon un sondage TNS-Sofres, celle-ci s'élève à 70 % chez les 18-24 ans et à 72 % parmi les 25-34 ans. De même, le taux d'abstention dans les quartiers populaires avoisine souvent les 80 %. Pour ne donner qu'un seul exemple, à Saint-Denis, en banlieue parisienne, le bon score du NPA (7,15 %) est tempéré par un taux d'abstention dépassant les 72 %. Malgré la faible mobilisation des franges qui sont le plus favorables au NPA, partout où celui-ci avait une implantation, il a obtenu des scores tout à fait significatifs, dépassant souvent les 10 %. Pour un parti qui a tout juste quatre mois d'existence et qui est confronté à une « certaine » hostilité, il s'agit d'un bon début. Il nous faut désormais consolider nos interventions, continuer à nous déployer le plus largement afin de renforcer notre audience politique.

Enfin, même si ce fut sans conséquences significatives sur nos résultats, il faut signaler la difficulté à obtenir des bulletins du NPA dans un certain nombre de bureaux de vote, voire dans des villes entières. Une simple remarque ou l'intervention de la préfecture ont permis de retrouver en général un carton de bulletins malencontreusement égaré. Que dans la quasi-totalité des cas, il se soit agi d'une mairie PCF n'est évidemment que pure coïncidence...

Est. Succès de l'UMP, baisse du PS et poussée des Verts, les résultats dans la circonscription Est s'inscrivent dans la tendance nationale. Là où Le Pen avait encore obtenu près de 14 % en 2007, le FN est nettement en baisse, avec 7,57 % pour la liste de Bruno Gollnisch.

Celle du NPA obtient, quant à elle, 5,65 %. C'est en Franche-Comté (6,51 %), et en Lorraine (6,57 %) que le NPA réalise ses meilleurs scores. Dans dix des dix-huit départements de cette circonscription, il franchit la barre des 6 %. Le NPA atteint même 7,10 % dans la Meuse, 7,12 % dans le Territoire de Belfort, 7,14 % en Haute-Saône et 7,54 % dans les Ardennes (7,78 % à Sedan). Notons qu'à Jarny (Meurthe-et-Moselle), où il aura fallu l'intervention de la préfecture pour que les bulletins du NPA soient dans tous les bureaux, le score atteint 7,57 %. La liste conduite par Yvan Zimmermann, ouvrier PSA à Mulhouse, ob-tient 9,12 % à Sochaux (Doubs), siège de la principale usine Peugeot (...).

Ile-de-France. Le bon score de l'UMP (29,60 %), mais surtout le score de la liste Europe écologie menée par Daniel Cohn-Bendit (20,86%) et l'effondrement du Parti socialiste (13,57 %, en baisse de 11,46 %) sont les principaux enseignements des résultats en région parisienne. Le FN et Libertas (Philippe de Villiers), qui totalisaient près de 15 % des voix en 2004, n'en pèsent plus que la moitié, perdant ainsi le député obtenu la fois précédente. De son côté, le Front de gauche maintient les scores du PCF de 2004, en enregistrant une très légère progression (6,32 % contre 6,04 %) et préserve son député européen.

Avec 97 446 voix et 3,46 %, le NPA décroche son plus faible score, comparativement aux autres circonscriptions. Dans cette région, la plus riche d'Europe, l'écart entre l'Ouest parisien et les départements de l'Est est particulièrement sensible : 2,56 % dans les Hauts-de-Seine (92) ou encore 2,83 % à Paris intra-muros d'un côté, mais 5,07 % en Seine-Saint-Denis (93). L'abstention, qui a particulièrement frappé les couches populaires, apparaît clairement dans le différentiel de participation entre ces deux départements : 54,39 % d'abstention dans le 92, mais 67,13 % dans le 93. C'est dans ce dernier département que le NPA obtient ses meilleurs scores, comme les 7,10 % obtenu à Montreuil (...).

Massif Central-Centre. Les résultats dans cette circonscription, très différente dans ses traditions politiques entre la région Centre au Nord et l'Auvergne et le Limousin plus au Sud, ne dérogent pas aux tendances nationales. Le FN divise presque par deux ses résultats, en passant de 9,69 % à 5,12 %. Le Front de gauche (8,06 %) progresse de près de deux points par rapport aux élections de 2004.

Dans cette circonscription, qui n'élit que cinq députés, les chances que le NPA obtienne un élu étaient nulles, dans tous les cas de figure. Ses résultats (5,45 %) n'en sont que plus significatifs. Si les scores de la région Centre sont en retrait (4,71 %), à l'exception du département du Cher (6,83 %), les scores atteints dans les deux autres régions sont en revanche particulièrement intéressants : 5,91 % en Auvergne et 6,87 % en Limousin (...).

Nord-Ouest. Réunissant le Nord-Pas-de-Calais, la Picardie, la Basse et la Haute-Normandie, cette circonscription est celle qui, au cours des derniers mois, a été le plus durement touchée par les plans de licenciements. Au-delà de la déroute du PS et des progrès de l'UMP, il faut noter que le Front national, emmené par Marine Le Pen, résiste mieux qu'ailleurs. S'il perd un élu, son score dépasse encore les 10 %, obtenant ainsi son meilleur résultat. Le Front de gauche préserve son élu, avec un résultat stable en pourcentage, mais en régression en termes de suffrages. Il obtient 6,84 % (6,80 % en 2004), notamment grâce aux résultats dans ses bastions du Nord-Pas-de-Calais.

Confirmant la présidentielle de 2007 et les scores obtenus par Olivier Besancenot, le NPA enregistre dans ces régions son meilleur résultat, avec 5,80 % pour l'ensemble du Nord-Ouest. En dépassant les 5 % partout et en obtenant même 6,13 % en Seine-Maritime et 6,16 % en Picardie, il réalise aussi des scores tout à fait remarquables dans un certain nombre de villes. Citons, entre autres, Vire (Calvados, 9,15%), Sotteville-les-Rouen (Seine-Maritime, 9,10%) ou encore Abbeville (Somme, 9,21%). La tête de liste du NPA, Christine Poupin, manque de peu d'être élue.

Ouest. Comme partout lors de ces élections, le Parti socialiste s'effondre, en perdant 13,65 %, et les listes Europe écologie obtiennent d'excellents résultats. C'est en particulier le cas en Bretagne, où elle devance, avec 17,94 %, celle du PS. Particularité « locale », le poids de la liste conduite par Philippe de Villiers, qui dépasse les 10 % dans deux des trois régions (Pays-de-Loire et Poitou-Charente).

Le score réalisé par la liste du NPA, conduite par Laurence de Bouard, atteint 5,13 % pour l'ensemble de la circonscription (5,40 % en Bretagne, 5,28 % en Poitou-Charente et 4,80 % en Pays-de-Loire). Là encore, le NPA obtient ses meilleurs scores dans les villes populaires, comme à Lanester dans le Morbihan (8,12 %), à Rezé dans la banlieue nantaise (7,06 %) et bien sûr à Carhaix (Finistère), où travaille Laurence, avec 11,48 %. De son côté, le Front de gauche, emmené par une tête de liste PCF, ne rencontre pas de dynamique particulière. D'une élection à l'autre, il passe de 4,10 % à 4,58 % (...).

Sud-Est. Dans la circonscription Sud-Est, la liste Europe écologie devance nettement celle du Parti socialiste (18,27 % contre 14,49%) (...). Enfin, dans des régions où le FN a toujours fait de gros scores, Le Pen (8,49%) passe sous la barre des 10%, en perdant plus de 4%.

Cette circonscription, la plus importante par le nombre d'inscrits, n'était pas particulièrement favorable au NPA. La liste conduite par Raoul Jennar réalise 4,33%. En particulier, la composition sociologique des départements de la Côte d'Azur pèse sur le score obtenu par la liste du NPA : 2,83% dans les Alpes-Maritimes et 3,61% dans le Var. Malgré une intense campagne, le contexte d'une très forte abstention, notamment dans les quartiers populaires, a empêché un meilleur score. Ainsi, par exemple, si nous obtenons entre 6,5% et 7% dans les 14e, 15e et 16e arrondissements de Marseille, le taux d'abstention dans les quartiers nord, est lui compris entre 67 et 74,5 %. Le NPA réalise ses meilleurs résultats dans les villes populaires, comme à Vénissieux (7,34 %) ou Vaulx-en-Velin (6,76 %). A noter, un bon résultat en Corse (7,61 %).

Sud-Ouest. Dans des régions marquées par une forte tradition socialiste, le PS subit un lourd revers, essentiellement au profit de la liste Europe écologie emmenée par José Bové, qui passe, d'une élection à l'autre, de 7,86 % à 15,34 %. La circonscription du Sud-Ouest est aussi la seule grande région où le Front de gauche obtient un progrès significatif par rapport aux scores du PCF de 2004. Jean-Luc Mélenchon (Parti de gauche) obtient ainsi 8,15 % (6,46 % en 2004), essentiellement grâce à une poussée dans les terres républicaines et radicales-socialistes de Midi-Pyrénées (+ 2,5 %).

La liste du NPA conduite par Myriam Martin obtient 5,61 %. Elle dépasse les 6 % dans les Hautes-Pyrénées (6,58 %), la Dordogne (6,30 %), le Lot (6,35 %), ou encore l'Aude (6,03 %). Dans certaines villes, traduction d'une implantation ancienne, les scores sont encore plus significatifs, comme par exemple à Carmaux (Tarn, 8,25 %), à Millau (Aveyron, 7,47 %) ou à Sarlat (Dordogne, 7,97 %).

(npa2009.org)
__________

Premières remarques sur les élections européennes... en Europe

Les dernières élections européennes ont d'abord confirmé une large abstention populaire. Prés de 60 % des électeurs ne se sont pas rendus aux urnes. Cette abstention (...) confirme la crise de légitimité de l'Union européenne et des partis de gouvernement qui inscrivent leur politique dans ce cadre.

D'autres grandes tendances se dégagent, et d'abord une poussée de la droite dans toute l'Europe. La droite l'emporte dans les grands pays où, elle gouverne : en Allemagne, en France, en Italie, en Belgique, aux Pays Bas, en Pologne, en Autriche, en Hongrie. En Bulgarie, en Lituanie, en Lettonie, en Slovénie, et à Chypre, les partis de droite arrivent, aussi, en tête.

Cette poussée de la droite s'accompagne ans une série de pays de montée des forces de la droite populiste et de l'extrême droite, notamment aux Pays bas (...), en Autriche, en Finlande, en Hongrie (...). En Grande Bretagne, le BNP a obtenu 2 sièges de députés, avec 6,7 % des voix. La Grèce connaît aussi une percée de l'extrême droite, avec les 7,2 % de l'organisation LAOS.

La social démocratie du PSE recule, en particulier dans les pays où elle gouverne : en Grande Bretagne, en Espagne, au Portugal. Elle connaît une véritable débâcle électorale, en Allemagne où elle n'atteint que 21 %, un des plus faibles scores électoraux du SPD, sans parler de l'effondrement du PS en France. Elle ne progresse qu'en Grèce, en Suède, au Danemark, en Slovaquie et à Malte.

La crise des grands appareils traditionnels de la droite et de la gauche social démocrate ont libéré de grands espaces pour une série de forces allant de l'écologie à la gauche radicale, en passant par toute une série de forces réformistes de gauche.

Les écologistes, avec prés de 60 députés élus, sortent renforcés du dernier scrutin. Une des percées les plus significatives étant celle d'Europe Ecologie de Cohn-Bendit en France, qui résulte de deux facteurs : la « crise du politique » et la centralité de la question écologique. L'organisation danoise « Folke beruegelsen mod en » , en centrant sa campagne contre l'Union européenne, voire contre l'Europe, a fait réélire un député, Soren Sondegard, par ailleurs membre de l'Alliance Rouge et Verte et de la IVeme Internationale.

Des partis comme Die Linke en Allemagne, le SP aux Pays bas ou le Front de Gauche en France ont maintenu ou augmenté leurs positions électorales sans faire de nouvelles percées. Le parti de la refondation communiste en Italie, avec 3,23 % n'a plus de représentant au Parlement européen.

En Grande Bretagne les résultats de la gauche radicale sont décevants, avec la liste NO2EU à 1 % de même que le SLP d'Arthur Scargill. Syriza - coalition de la gauche radicale - en Grèce en obtenant 4,7 % des suffrages et en élisant un député au Parlement européen, n'atteint pas ses objectifs d'élire 3 députés.

Le NPA en France a consolidé son électorat. Il a progressé par rapport aux résultats des listes LCR-LO aux dernières élections européennes de 2004 (+ 2,3 %) sans avoir pu faire élire un député européen.

Pour nombre d'organisations de la gauche anticapitalistes, c'étaient leur baptême du feu électoral. Le Parti polonais du travail, Izquierda Anticapitalista dans l'Etat espagnol , Workers initiative en Suède, la LCR-PSL en Belgique, le SSP en Ecosse, Antarsya-coalition anticapitaliste en Grèce, ont fait de bonnes campagnes mais leurs résultats n'ont pas dépassé les 1 %.

Dans la gauche anticapitaliste, il faut enfin souligner les résultats du SP en Irlande qui obtient, après la campagne du Non irlandais un député à Bruxelles, et surtout les excellents résultats du Bloco de Esquerda du Portugal qui fait une véritable percée, en fait la seule percée de la gauche radicale ou anticapitaliste, avec 10,73 % des suffrages et obtient 3 sièges de députés.

(...) Les premiers effets socio-économiques de la crise - licenciements, explosion du chômage, baisse du pouvoir d'achat - n'ont pas produit des mouvements de radicalisation électorale, à gauche ou dans un sens anticapitaliste. La percée du Bloco de esquerda constituant une exception.

Il y a un paradoxe qui voit les formations politiques de la droite néolibérale instigatrices des attaques antisociales flanquées des droites populistes ou de l'extrême droite conforté par le scrutin des européennes. Nous aurions pensé que la crise favoriserait les idées anticapitalistes. La situation est plus compliquée. Les résistances sociales, qui n'ont pas débouché encore sur des luttes d'ensemble des salariés et de la jeunesse, ne produisent pas mécaniquement une alternative anticapitaliste. Les PS s'enfoncent dans la crise, libèrent de nouveaux espaces, mais les développements de la gauche anticapitaliste reste inégaux. Les débuts pour une série d'organisations sont prometteurs. Il faut maintenant poursuivre dans une politique qui stimule les mobilisations sociales contre la crise économique et écologique et l'accumulation de forces pour rendre de plus en plus crédibles les solutions anticapitalistes, et cela en toute indépendance des vieilles directions de la gauche traditionnelle. C'est la voie pur construire un pôle anticapitaliste européen.

(François Sabado)

__________

Les résultats électoraux du NPA à Caen et dans le Calvados

Les premiers résultats électoraux du NPA ne sont pas fracassants, mais ils sont plutôt encourageants. Dans la circonscription nord-ouest, le NPA fait un peu mieux qu'au niveau national : 5,80% des voix, contre 5,65 % dans l'est, 5,61 % dans le sud-ouest, 5,45 % dans le centre, 5,13 % dans l'ouest, 4,33 % dans le sud-est et 3,46 % en Ile-de-France.

Les résultats à Caen

Avec 5,81 %, Caen est exactement dans la moyenne de la cir-conscription. Mais les résultats sont très variables selon le quartier. Le NPA fait ses meilleurs scores dans les quartiers populaires, avec, par exemple, 11 % à la Guérinière, 8,3 % au Chemin Vert, 8,2 % à la Folie-Couvrechef et à la Grâce-de-Dieu, 8 % au Calvaire-Saint-Pierre. En revanche, le NPA fait moins de 4 % à Venoix et 3,3 % seulement au Clos-Herbert, deux quartiers qui votent majoritairement à droite. Aux élections européennes de 2004, la liste LCR-LO avait réuni 2,52 % des voix à Caen. Dans cette ville, Olivier Besancenot avait réalisé 5,02 % au premier tour de la présidentielle en 2007, et la liste « Caen 100 % à gauche » soutenue par la LCR avait réalisé 3,75 % au premier tour des élections municipales il y a un an.

Les résultats dans le Calvados

Dans les principales villes de l'agglomération caennaise, le NPA atteint des scores semblables à ceux obtenus dans les quartiers populaires de Caen : 11 % à Démouville, 8,77 % à Mondeville, 8,55 % à Blainville-sur-Orne, 8,21 % à Fleury-sur-Orne, 7,94 % à Hérouville Saint-Clair (avec une pointe à 13 % pour le quartier du Val), 7,92 % à Ranville, 7,87 % à Cuverville, 7,67 % à Bénouville, 7,05 % à Colombelles, 7,04 % à Carpiquet, 6,99 % à Saint-Germain-la-Blanche-Herbe, 6,65 % à Giberville, 6,33 % à Ifs, 6,28 à Cormelles-le-Royal.

Dans d'autres villes du département, le NPA dépasse les 5 % : 5,62 % à Lisieux et 5,76 % à Bayeux (à noter les 14,75 % à Hottot-les-Bagues, où le NPA est en deuxième position.), alors que les comités NPA n'y ont que quelque semaines d'existance, 6,73 % à Falaise, 6,82 % à Dives-sur-Mer, 7,02 % à Saint-Pierre-sur-Dives, 8,47 % à Mézidon-Canon et 9,15 % à Vire. Le score le plus faible est enregistré à Deauville (2,08 %).

En pourcentage, à l'exception de Lisieux, le NPA fait mieux en 2009 qu'Olivier Besancenot en 2007 dans les principales villes : Vire (où les résultats de l'activité du comité NPA sont très visibles sur le plan électoral), Falaise, Hérouville Saint-Clair, Ifs, Mondeville, Caen, Bayeux. Résultat inverse dans plusieurs villes plus petites, notamment à Dives-sur-Mer, Giberville et Colombelles, villes de vieille implantation PCF, où ce parti a remobilisé un électorat qui l'avait en partie quitté depuis 2002. Enfin, bons résultats et progression à Mézidon-Canon, Fleury-sur-Orne, Saint-Pierre-sur-Dives, Verson, Argences et Démouville.

Le poids de l'abstention

L'abstention massive a nui au NPA (comme au PS d'ailleurs.). Cette abstention a concerné surtout les quartiers populaires, là où le NPA a de nombreux électeurs, et aussi les jeunes. Par exemple, à Caen, la participation est de 31 % seulement à la Guérinière, et de 33,2 % au Chemin-Vert, deux quartiers où le NPA fait des scores importants. Elle chute à moins de 27 % dans le bureau de vote n°2 de Grâce-de- Dieu. En revanche, la participation dépasse 50 % à Venoix, où le NPA fait l'un de ses plus mauvais scores. Au premier tour de la présidentielle, en 2007, les taux de participation étaient de 77,7 % à la Guérinière et de 88 % à Venoix. L'écart de participation entre ces deux quartiers (presque 20 points en 2009) a donc été multiplié presque par deux par rapport à 2007. En 2007, quand 100 électeurs de la Guérinière se déplaçaient pour aller voter (des électeurs le plus souvent de gauche, et assez souvent de la gauche radicale), 113 (le plus souvent de droite) se déplaçaient à Venoix. En 2009, quand 100 électeurs de la Guérinière se déplacent pour aller voter, 162 de Venoix se déplacent. Les évolutions différenciées de l'absentéisme selon les électorats expliquent en partie les résultats.

Des résultats qui permettent d'avancer

Ces résultats montrent l'implantation progressive du NPA dans les principales villes du département avec la constitution d'un électorat qui s'est élargi, mais aussi renouvelé parce que c'est un électorat moins « captif » que d'autres, par exemple que celui du Front de gauche. Dans ces conditions, les résultats apparaissent comme assez satisfaisants, permettant de progresser dans la construction du NPA. Les comités NPA ont une base large pour leur développement ces prochains mois.

Caen, le 9 juin 2009
[ Ajouter un commentaire ] [ Aucun commentaire ]

# Posté le mercredi 10 juin 2009 09:15